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Les Belges veulent des sites e-commerce belges

Des opportunités claires

Fausses croyances sur l'e-commerce

Mes ventes sur Internet ne vont-elles pas se faire au détriment de mes autres canaux de distribution (cannibalisation) ?

Le consommateur d’aujourd’hui fait appel à plusieurs canaux pour faire ses achats. Ainsi plus de 50% des clients consultent un ou plusieurs sites de vente en ligne avant de se rendre en magasin (recherche d’informations, comparaison de prix, conseils d’achats). Inversément, un peu moins de 40% visitent des commerces pour préparer leur achat en ligne (voir et tester le produit, demande de renseignements). Chaque canal présente des avantages et des inconvénients et très nombreux sont les consommateurs qui les combinent pour en tirer le meilleur. L’e-commerce ne doit donc pas être vu comme un canal de vente concurrent mais complémentaire aux canaux de distributions traditionnels. (Source : Fevad et Eurostats)

 

La concurrence étrangère est trop forte !

Il faut savoir que la majorité des offres étrangères au sein de l’Union ne sont pas accessibles pour de nombreux consommateurs européens, tout simplement parce que les commerçants ne proposent pas de livraison vers leurs pays de résidence. Sans oublier d’autres contraintes comme de ne pas comprendre la langue du site ou de ne pas trouver le moyen de paiement souhaité. A ce propos, il est à noter que même si les cartes de crédit sont très souvent acceptées, lorsqu’une tentative de paiement est faite avec une carte étrangère au pays du commerçant, la transaction est systématiquement refusée dans 6 cas sur 10 !

La Belgique se situe dans le peloton de tête des pays dont les consommateurs ont le plus de difficultés pour faire des achats en ligne transfrontaliers puisque 70% des tentatives sont vouées à l’échec. La moyenne européenne se situe quant à elle à 61% et seules la Roumanie, la Bulgarie et la Lettonie font encore moins bien... (Source : EC e-commerce Final Report 201009)

 

Un dernier élément qui ne plaide pas en faveur des achats transfrontaliers concerne la livraison des produits achetés. En effet, les frais de port se montent en moyenne à 16 € pour un envoi international, soit deux fois plus qu’une livraison nationale (8 €). Les délais de livraison évoluent dans la même proportion puisqu’il faut compter 7 jours en moyenne au lieu de 4 pour un envoi domestique. Le consommateur qui commande en ligne à l’étranger doit donc être prêt à faire face à de nombreux obstacles afin de mener son achat à bien et sa motivation vient de deux éléments :

  • parce que le produit convoité n’est pas disponible dans son pays (offre)
  • parce que le produit convoité est nettement plus cher dans son pays (prix)

Les internautes n’achètent que des livres et des ordinateurs en ligne.

C’est faux. Les produits culturels et le high-tech en général constituent bien sûr une part importante des achats des consommateurs mais le commerce électronique touche aujourd’hui tous les secteurs. Cela va du tourisme en passant par le textile ou les télécoms sans oublier l’alimentaire, l’ameublement et la décoration.

 

En conclusion, à l’image des pays voisins, l’e-commerce en Belgique va continuer à se développer dans les années à venir. De plus, les Belges sont désireux d’acheter sur des sites belges mais l’offre n’est pas suffisante pour les satisfaire. Il y a donc un vrai potentiel pour de très nombreuses entreprises belges à se lancer aujourd’hui dans l’e-commerce.

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